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Bad buzz pour Rini, la marque de masques hydratants pour enfants lancée par Shay Mitchell : packagings pastel, slogans fun, fillettes de huit ans sur TikTok, visage nappé d’acide hyaluronique. Le skincare est la nouvelle poupée Barbie sauf qu’au lieu de la coiffer, on la préserve.
Les 13–17 ans dépensent 19 % de plus en soins qu’il y a un an. À 14 ans, trois ados sur quatre ont déjà une routine. Il y a 30 ans, l’adolescence rimait avec gloss pailleté, magazines et posters de boys bands. Les problématiques beauté se résumaient à deux obsessions : les boutons et la brillance.
On masquait plus qu’on ne prévenait. On testait des couleurs, on s’amusait, on se cherchait. Aujourd’hui, l’ado parle SPF, antioxydants et longévité cutanée. L’acné n’est plus la seule angoisse. C’est l’avenir de la peau qui est en jeu.
Les réseaux sociaux éduquent au skincare dès le collège. Chaque selfie rend la peau visible, comparée, jugée. Les parents transmettent leurs routines de prévention. Les marques ciblent déjà les “skin investors” de demain. Des corners “Beauty Routine” envahissent la Grande Récré : l’imaginaire du jeu est remplacé par de la prévention.
Avant, la photo de classe donnait envie de rire. Aujourd’hui, elle donne envie de demander une pièce d’identité.